Nathalie Matan, une femme passionnée...

Nathalie Matan Harcourt

Elle voulait être traductrice après des études d’anglais à la Sorbonne. Mais aujourd’hui, elle est  « LA BOSS » de Press Office auquel elle « donne vie » en décembre 1989. À 30 ans, elle avait déjà une belle expérience et de beaux succès. Entrée chez Avis en tant que traductrice, elle se retrouve très vite dans l’équipe de relations extérieures avec, l’été, deux tentes à Roland Garros et en hiver, le circuit sur glace d’Isola 2000, à gérer.

Chez Régie Presse (filiale du groupe Publicis), elle organise les Relations Publiques liées aux annonceurs du magazine Onze.

« Tous les mercredis au Parc des Princes, je me retrouvais avec les constructeurs automobiles, les grands patrons d’agences de publicité et en 1984, j’ai largement contribué à l’organisation des principaux rendez-vous des Championnats d’Europe où la France a battu l’Espagne »…

D’ailleurs, à Globe, le magazine mythique des années 90 où Nathalie rentre comme directrice de la promotion, et ce, dès la création, en 1985, le fondateur, George-Marc Benamou avoue bien volontiers qu’elle est « l’âme du journal ». Avec elle, tout le monde en parle… Une consécration pour cette femme passionnée !


Une femme, déterminée

La Grande Moisson

Mais pour cette femme déterminée, l’envie de monter « son » bureau de presse, est une évidence. Le sort lui réserve un clin d’œil.

Quelques mois à peine après l’ouverture de Press Office, Nathalie Matan reçoit un coup de fil. La société WM Production, mandatée par les Jeunes Agriculteurs français, a l’idée folle de transformer les Champs Elysées en champ de blé, Nathalie doit s’occuper de la presse TV.

Au petit matin du 24 juin 1990, le spectacle est saisissant et le succès immense. La chance suit tout particulièrement Press Office ! La preuve, en 91, le Festival du film de comédie de Vevey (Suisse) dont s’occupe Eugène Chaplin, la demande, elle, une inconditionnelle de Charlot !


Une femme, intuitive

Naomi Sims

Très vite, les belles marques prennent le chemin du bureau de Press Office : Morabito en 94 avec le lancement international de son parfum Nagada pour lequel Nathalie réussit, en plus de la presse européenne à avoir un énorme bonus avec le magazine US Variety ; la ligne de cosmétique pour les peaux noires Naomi Sims, une révélation pour Nathalie Matan, suivie des soins et maquillage Iman. Un beau challenge à l’époque où les mannequins noirs n’étaient pas tendance en Une des journaux…

Rien d’étonnant pour l’intuitive qu’est Nathalie !

Lorsqu’il s’agit de relever un défi, l’attachée de presse atypique, la battante, est en première ligne… « Ce métier est magnifique, il me permet de mettre en lumière des gens, des produits exceptionnels ». Pour Press Office, chaque client est unique, les problématiques, les personnalités de chacun sont prises en compte. Du travail « sur mesure », de la dentelle souvent pour des niches mais toujours pour des coups de cœur ! Ne sachant pas travailler pour une marque qui n’a pas une valeur ajoutée, pas d’émotions, Nathalie choisit ses clients et leur propose son savoir-faire dans le faire connaître. Trait d’union entre une marque et la presse, des réseaux depuis plus de vingt ans, Nathalie Matan écoute, une écoute toujours active et affectueuse, qui entraîne et rend visible. « C’est l’ADN de Press Office » dit-elle.

Intègre ? Oui. « Elle appartient à ces quelques attachées de presse, raconte une journaliste, qui sont une caution. Avec elle, pas de multiples relances sur un produit mais quand elle nous appelle pour nous parler d’un produit, on l’écoute, on la rappelle, on sait qu’il en vaut la peine !  ».

Née déjà organisée, Nathalie joint toujours l’utile à l’agréable. « Le travail doit être un plaisir. Il fonctionne bien avec de la curiosité, de la passion, du cœur ». Une dernière chose, le surnom de Nathalie ? « On veut la fille qui fait ça… »